Mode veille

Nous sommes fatigués par la vie !!!, et la fatigue est une torture.

Cette fatigue est existentielle, nous sommes fatigués d’être nous !!,

Alors que la fatigue est l’ultime symbole de la condition humaine

Le sommeil nous manque..

Pour les uns, bénéfique et réparateur, en harmonie avec la rotation quotidienne de la planète , il est en sorte le lien avec le futur.

Pour les autres, signe de faiblesse et perte de temps d’ailleurs, ne dit on pas…se coucher, indiquant ainsi un sorte de faiblesse, un handicap.

Dormir c’est être vulnérable étant donné sa profonde inutilité et sa perte de temps dans l’échelle de la productivité, ne passons nous pas un tiers de notre vie à dormir ??.

La vie est discontinue et nous subissons une mobilisation constante, nous sommes en perte d’énergie

Avant ..!!!!

Le silence se faisait à la tombé de la nuit et comme les machines, nous passions en mode veille.

Disparaître du Présent

La marche nous fait entrer dans le monde de l’inspiration, elle induit une transe, nous incitant à la recherche d’un monde nouveau et libérant notre esprit  de la rumination de nos soucis quotidien.

Au rythme du balancement de notre corps, la marche est une perpétuelle recherche d’équilibre, tel un métronome corporel

Équilibre physique dans le déhanchement et l’alternance des pas

Équilibre psychique  par les chemins antagonistes de nos pensées.

Affronter l’inconnu des plaines de nos pensées

Briser la routine de notre quotidien en affrontant l’imprévu des rencontres.

Errer dans le labyrinthe de notre cerveau, pour malgré tout revenir à nous mêmes.

Il faut savoir se mettre en marche, pour éviter  la panne des sens, se glisser dans l’anonymat des sentiers et disparaître du présent.

Princes du vent

Que cela soit Zephir, qui par une brise légère, fait onduler les prairies, et véhicule par son souffle délicat, les senteurs odoriférantes.

Que cela soit Notos, qui humidifie les sols de ces pluies de saison.

Que cela soit Euros, qui balaie les feuilles mortes, permettant à la nature de se couvrir avant l’hiver.

Que cela soit Borée, qui véhicule sa houle tempétueuse, accompagnant les vagues qui viennent mourrir avec fracas, sur les côtes.

Éole maîtrise ses sujets.

Que les méandres de l’esprit sont tortueux

Le chemin intérieur de nos pensées est aussi délicat que le camino…

Perpétuelle recherche d’équilibre, on se doit d’être attentif aux embûches du chemin, racines, pierriers, et autres pièges naturels

Que dire de ce périlleux chemin intérieur où notre esprit cheville au gré de nos émotions.

Les antagonismes s’affrontent, l’espoir à la résignation. Les faux semblants au paraître, les affirmations ourdissent les contraires.

Marcher en pensée….

La marche est un chemin vers la libération de la pensée.

Marcher et penser vont de pair, indissociable et lier.

 L’un entraine la manière de l’autre et cet autre incite à la première.

Marcher nous permet de retrouver nos sens, et de canaliser nos énergies vers l’essentiel.

Il y a, en fait, une sorte d’harmonie qui ne peut se découvrir que par la régularité de ces pas qui nous mènent ailleurs.

Propice pour laisser vagabonder ses pensées, pour ne pas perdre conscience de la dureté de notre quotidien.

Marcher rend souvent le chemin intérieur plus dur que le chemin physique, et il nous faut prendre garde à l’égarement intérieur.

Cours d’eau, cours de pensées

Au fil des pas, un kaléidoscope de pensées s’entrechoquent et m’interpelle sur cette avenir…à venir !!

La solitude nous sied, à travers l’indépendance de nos actes, la liberté de notre temps, le non partage de nos pensées.

On cherche l’écho réconfortant du passé tout au long de ces chemins parcourus, mais l’on ne trouve que le silence de cet avenir incertain.

Cette quête, ces doutes ces espoirs, nous enferment dans cette solitude dont on finie par accepter les contraintes et apprécier les avantages.

Tout au long de notre bref passage le long de ce fleuve qu’est notre vie, nous ne voyons que les tourbillons de surface et les vaguelettes, jamais les forts courants   qui en profondeur, façonnent le cours de notre vie.

Faut il mettre nos doutes, nos errements entre parenthèses pour que nos désirs s’accomplissent ???

Admettre l’instant présent comme un don divin, feindre l’étonnement du moment, accepter que ce non prévisible ait en fait une relation directe avec nos désirs, nos souhaits et leur interaction involontaire…..

Aller de l’Avent !!!

Aller de l’avant, oublier le chemin parcouru, pour ne laisser la place qu’aux chemins à venir

Mais le pouvons nous !!

Tétanisé par cet avenir qui s’ouvre devant nous, tellement espéré, tant attendu et qui nous faisait alors vibrer  de tout notre être dans les méandres de ces pensées les plus folles, libéré de toutes contraintes


Et aujourd’hui !!

Ne pouvant faire marche arrière, tel un alpiniste, qui, à force d’avancer, confiant en son parcours, n’a pas laissé de place pour le retour.

Le chemin alors emprunté est à sens unique, et la peur s’installe de ne pouvoir atteindre cet avenir, mais est ce la fin du chemin pour autant ?!!

A la suite de ce long périple qu’est une vie , tel un chemin escarpé ou chaque pas  risque de nous  précipiter dans ce vide que parfois nous ressentons au sein même de notre  corps, la destination se précise.

Au travers de cette brume qui s’estompe et qui longtemps nous a obstrué la vue, nous obligeant à  des chemins de travers, nous nous retrouvons  au croisement d’un nouveau  chemin, bifurcation existentielle, qui me mènera vers cet avenir inconnu que seront nos  derniers pas.

Ô combien bénéfique et riche en paysages, ce périple ne fût t’il pas, étouffé par  un quotidien où nous nous complaisions. !!

C’est dans l’anonymat de ces chemins, dans les épreuves du parcours que nous prenons pleine  conscience,  qu’il nous faut nous  retrouver, être les seuls bénéficiaires de nos attentions

Kaléidoscope de pensées d’un marcheur solitaire.

Marcher et penser ne peuvent être dissociés.

C’est en marchant que j’existe, que je ressens les choses, que je pense.

Je suis un saunterer, un pèlerin en partance pour ailleurs.

Je ne peux, ni ne veux revenir….

La moitié d’une promenade , ne consiste t’elle, pas à revenir sur nos pas ?

Seul, le départ vers l’inconnu est digne d’un pèlerin

Soyez vous-même, les autres sont déjà pris.

Marcher, penser

Le fil de mes pensées se joint au fil de l’eau, le long de ce fleuve qui se partage.

Ces heures de marche propices à la réflexion, apologie de la lenteur, qui comme un sédatif, annihilent les pensées, les tempères, les canalisent et nous permet de relativiser.

Entreprendre une longue marche pour oublier.

Cette régularité des pas rythme les battements du coeur et nous permet un semblant de sérénité.

Partir, lâcher prise le temps d’un périple, ne pas penser au retour…..

Comme il est bon de marcher.

Comme il est bon de ne plus penser !!!

Ode au chemin

Pourquoi ses montées si raides

Ces Descentes si caillouteuses

Ces pistes si étroites et ses routes si laides

Pourquoi cette pluie fine qui coule dans mes souliers

Ce Soleil si chaud qui me fait tout oublier

Pourquoi cette brise légère qui ondule les prés

Ce vent violent qui courbe les blés

Pourquoi cette solitude du soir, résumé du jour, solitude du matin.

Pourquoi cette solitude qui n’existe qu’à travers l`existence des autres.

Pourquoi pas