Marche Intérieure

Un long parcours à l’intérieur de soi.

Cheminer entre les âges, visiter son passé.

Redécouvrir les paysages qui nous ont servit de terrain de jeux

Ces régions de souffrance,

Ces collines de joie

Ces plaines de pleurs

Lors d’une marche, on prend conscience de l’existence  et la consistance des choses.

L’odeur, la lumière les animaux…la vie.

La solitude du marcheur est  l’expérience de la fragilité du moment.

Il me plait de me fondre dans l’anonymat des sentiers et je  pourrais continuer pour l’éternité, tant je me sens libre.

Voyage

Étrange sensation que d’être seul dans cet aéroport, véritable kaléidoscope de race, couleur vestimentaires, d’attitudes, fourmilière d’individus qui s’agitent.

Je pars, seul !!

De cette solitude souhaité, que va-t-il en ressortir ?

Me sentir libre, aller à ma guise, ne pas parler, ne pas répondre, laisser mon esprit ce délecter de cette sensation de solitude.

Tel un pèlerin qui au fil du temps qui passe sous ces souliers, appréhende la suite du chemin et laisse vagabonder son esprit dans la construction imaginaire de ce que pourrait être son demain.

Le poids de mon sac, trop chargé d’émotions, de remords, de regrets et des douleurs résultant de ce parcours passé, m’oblige  à courber l’échine mais pas à renoncer à cette quête de l’avenir.

Apologie de la lenteur

Lors d’une marche, on prend conscience de l’existence et de la consistance des choses.

on se sent le maître du monde, mais si petit à la fois…

la monotonie apaisantes de nos pas nous rassure.

On ressens le vertige de la lenteur, marcher est un ralentisseur , une opposition à la vitesse.

il nous faut du courage pour affronter l’anonymat des sentiers , la rupture du quotidien et revendiquer le droit à l’errance.