Confiscation d’un présent

Notre mode de vie nous oblige à l’accélération.

Cette vitesse à un côté addictif indéniable, elle nous fait sortir du présent et nous donne un sentiment de puissance.

C’est oublier que la prise de conscience de nos émotions présentes, est une ascèse et permet la resynchronisation du corps et de l’esprit.

Trouver dans le présent un soulagement, un ancrage pour mettre notre esprit au diapason, en harmonie avec notre corps.

Ne laissons pas nos états d’âme subsumer les situations frustrantes , adoptons la pleine conscience

Être soi

Il y a quelque chose d’éprouvant à perdre ses certitudes.

N’est il pas plus aisé de reconnaître les erreurs des autres, que de connaître les nôtres.

L’instance qui nous permet cette analyse de soi, est la pensée…

Mensonges à soit même, car nul vérité ne nous appartient, est ses affirmations péremptoires ne sont que vanité.

Il nous faut nous délester de nos illusions, être soi est inutile

Affronter ses manquements, accepter ses limites, c’est être transparent avec soit même.

Le somme nous ??

Incertitude

Comment vivre avec cette peur du temps qui passe et dont on n’a plus d’emprise.

Ont pensaient gérer, prévoir, anticiper et soudain l’incertitude prévôt.

L’illusion d’un monde programmé, programmable nous as fait perdre la notion d’incertitude.

La vie est une incertitude est vouloir anticiper notre quotidien par des artifices est un leurre

Mais, ne pouvoir réduire l’incertitude à zéro, n’est pas une certitude ??.

Contagion émotionnelle

L’incertitude de l’autre, celui qui devient potentiellement dangereux, dont on ne peut plus se connecter visuellement, faute à une pièce de tissu.

Comment contenir l’angoisse, faire le déni et vivre, au risque d’y laisser la vie.

Ou plonger dans un délire obsessionnel, le regard embué derrière nos masques, les mains décapées.

Cette ambiguïté est une expérience inédite, un vertige relationnel qui accentue l’intolérance.

L’autre

Cet inconnu, cet étranger , cet autre qui, par effet de miroir nous renvoie à notre part obscure.

Malgré notre désir de vivre en harmonie avec eux, ces autres ne nous correspondent pas parce que nous ne les connaissons pas, et la peur de la différence va à l’encontre de notre désir du semblable.

Reconnaître que nous avons tous des préjugés, est la seul façon de les dépasser.

L’autre, c’est aussi nous.

Partage

Que les joies du couple sont bénéfiques pour l’âme.

Le partage du quotidien, les hésitations communes, les choix partagés, que d’heureux instants avec L.

Le passé si douloureux, laisse la place à un avenir prometteur.

Les doutes, les craintes, s’estompent sous l’influence de ce rayonnement au combien salutaire.

La souffrance du passé, laisse la place aux espoirs de l’avenir.

L’intensité d’une rencontre, est elle la base même du bonheur à deux ??

Ce bonheur n’est pas le mirage des traumatismes d’un lourd passé, mais bien une réalité partagée au quotidien.

l’indisponible.

Paradoxe que cette expérience de l’indisponible !!

Avoir l’assurance de tout avoir , sans rien posséder vraiment.

Dire oui au bonheur, c’est aussi admettre le malheur

Admettre cet antagonisme, c’est comprendre que les choses nous dépassent et qu’elles sont inaccessibles

Le bonheur d’une note de musique, le sourire d’un enfant, un fabuleux paysage, nous transportent de joie, mais par là même nous échappent dès qu’on veut les contrôler et qu’ils deviennent inaccessibles

La sagesse extrême serait d’accepter cet état de fait et de s’émanciper des émotions négatives de la propriété.

Etre Deux

La formation d’un couple, n’est pas un état fusionnel ou l’on est UN.

C’est la construction à deux, d’un monde qui nous est propre, le partage de nos divergences, de nos désirs, de nos existences originelles qui devront s’accorder.

Pour construire dans la durée, le couple doit s’ouvrir aux autres, ne pas s’enfermer dans une sphère relationnelle à deux, mais intégrer le monde extérieur.

Le couple, renvoyé à son immanence, à ce qui le constitue, doit trouver les solutions adaptées à sa singularité.

La déclaration d’intention est le ciment du couple, se redéclarer régulièrement à l’autre pour consolider cette œuvre, pour qu’elle acquière une caractéristique irréductible, celle d’être élaborée à deux.

Désirs

Endurer une peine physique, ressentir un état subi, l’intensité du plaisir dû à l’anticipation de notre convoitise.

Éprouver un manque, une pulsion, un besoin vers l’inaccessible, une frustration, mais aussi un plaisir dans l’attente de l’accomplissement.

Une force ou un manque!!, qu’ils soient réalisables ou imaginaires , la douleur semble se cacher derrière chaque désir.

Désirer, une illusion ou une désillusion ?!! mais, n’est ce pas souffrir d’incomplétude ?

Ou n’est ce pas plutôt le manque de désirs qui est le comble de la souffrance.

Méfiance – 3

L’enfer, c’est de vivre sans les autres.

Enfermé dans nos bulles respectives, confiné dans nos murs, nous nous rendons compte que l’individualisme n’est plus une option tenable.

La confiance institue une relation avec autrui, un calcul de bien séance, un rapport d’utilité, mais nous positionne dans une situation de vulnérabilité.

La méfiance s’impose donc sans tomber dans l’ostracisme primaire.